Cabanac 2010
jeudi 18 février 2010,  par Marc Callegari

Nous somme début 2010, l’absence de pêche depuis quelques semaines commence sérieusement à me travailler, vous devez bien me comprendre ! La pluie qui tombe depuis hier matin ne fait qu’exacerber se sentiment, ce malaise, je m’aventure a dire ce manque. Heureusement je sais que d’ici quelques jours, quelques heures même, je serais de nouveau au bord de l’eau afin d’en découdre enfin avec les promises m’étant passées à coté en Janvier dernier, cause de mauvais choix, d’erreurs. Tous le monde en fait parait-il, je n’aurais donc pas de honte à l’avouer. Mais cette fois, c’est dit, cette fois sera la bonne.

Lundi 8 au petit matin, le matériel patiente déjà dans la voiture depuis la veille. Une dernière étape chez la nounou afin d’y déposer mon ange et je suis sur la route de ce mythique barrage aux communes orangées si prisées et désirées par tant d’entre nous… Cabanac me revoilà !

Après des années de délaissement et d’oubli je retrouve ces berges boisées où tant de souvenirs restent encrés en moi, bon ou un peu moins, tant de rêves partiellement inachevés et qui d’ailleurs le resterons surement éternellement, besoin de nature vierge oblige.

Ca y est, je parcours les derniers kilomètres qui me séparent de cet éden en empruntant la sinueuse route menant au village. Lous se profile déjà à ma droite. Le niveau est, comme je le rêvais, très haut. J’imagine les poissons dans le courant, cherchant pitance abondante en période de crue et me vois en pleine eau canne en main, en prise avec une de ces belles…

Mais c’est encore un peu tôt…

L’arrivée aux « Peupliers » se fait sous un doux soleil d’hiver et je profite de cette accalmie annoncée par Météo France pour saluer les confrères installés ici pour quelques jours. Les nouvelles ainsi glanées ne sont pas encourageante mais également trop fraiches pour s’en faire une idée. Ils ne pêchent que depuis moins de 24 heures ! Quelques autres équipes sont présentes. Deux Cantalous embarquent sur leurs Zodiac le matos ainsi que les vivres nécessaires à une semaine à la pêche, fuyant ainsi les températures glaciales de leur département. Ils vont pêcher sous le camping. Toute la berge opposée me tend donc les bras et je mise sur le haut du plateau, moins assaillit. Ce sera la « pointe des cygnes » située face à la forêt !

Je débarque mon bardas et me plonge dans ces eaux afin de tenter cerner les passages et zones d’alimentation des carpes (non, pas physiquement, vous avez eu peur !). Cette pointe, tout comme celle de « l’Auvergnat », s’étend largement sur le plateau et recèle souvent quelques surprises. Il en est de même pour le haut fond vaseux crée par les eaux du Lot venant ici se perdre dans cette longue immensité liquide qu’est Castelnau. Comme vous savez le poste est varié et les spots peuvent être étendus jusqu’au lit situé en face. Quel bel endroit a cette saison ! Le chemin, ici, est bien masqué par l’écrin que forment les feuillus, même quelque peu dévêtus. Quel cachet ! Je me rappelle et comprend, une fois de plus, pourquoi tant de carpistes entament un long périple autoroutier, quitte a risquer une capote, afin de profiter eux aussi de ce cadre.

Enfin, pour l’heure, c’est la mienne, je leur laisserais volontiers la place, plus tard dans la saison.

Il est encore tôt mais je n’aime guère tendre aux heures habituelles, en fin d’après midi. En effet, pour moi, le bruit occasionné à un moment où les poissons entament leur alimentation est rédhibitoire, de plus j’aime a profiter des couchés de soleil pour m’imprégner des lieux que je pratique et scruter la surface à la recherche de phénomènes trahissant la présence de mes obsessionnels cyprinidés. Plus généralement, je n’apprécie pas agir comme tout le monde ! J’embarque donc sans tarder avec une canne et un backlead après cet interlude admiratif. Tout se passa bien et je pus pêcher correctement, du moins convenablement. Le courant ainsi que les branches plus ou moins grosses dérivants me compliquèrent quelque peu la tâche. Ma besogne terminée je profite de mon temps pour savourer le moment avec ma compagne de l’instant : ma chienne n’a pas voulu laisser partir seul son maitre et devra me supporter ces quelques jours. Le lac est calme, le ciel, assez lumineux jusque là, se couvre petit à petit faisant peser une certaine tension. Ces heures magiques me ravissent au plus haut point. Les mois d’attentes derrière les vitres de la maison ou l’écran de mon ordi me paraissent déjà oubliées.

Bercés par cette plénitude et la pluie qui s’abat désormais sur le barrage nous partons patienter « à l’horizontale », rêvant d’une belle écaillées et sa bataille titanesque. L’aube venue, rien n’a bougé sinon mes repères, embarqués pour certains par la montée massive du niveau d’eau et moi, levé vers 3 heures, pour remonter ma batterie à quelques centimètres de la noyade ! Je profite de l’occasion pour faire une visite au pêcheur installé face à moi sur ma droite et ainsi récupérer un polystyrène dérivé non loin de lui. Et là quelle surprise ! Je reconnais un ami avec lequel j’ais passé quelques nuits, 10 ans auparavant, à une époque où mes parents me déposaient sur les berges de Castelnau, n’ayant pas encore le permis (voiture) de la liberté. C’est aussi et surtout ça, le plaisir de cette pêche. Fantastique, c’est le mot. Nous échangeons nos avis et nouvelles visions de notre pratique, heureux de se remémorer les bons moments passés plus en aval.

Quelques heures plus tard, en pleine tempête de neige, j’enregistrerais le premier run de cette session suivi, bien sur, du premier poisson de l’année 2010 et c’est ravi et confiant que j’aborderais la suite de cette partie de pêche, ponctuée par plusieurs autre poissons dont certains forts jolis et les visites de courtoisie de mon vieux collègue. Le retour s’effectuera sous la neige, le vent et le froid mais le cœur chaud ainsi que le moral remonté a block pour la suite de la saison que j’espère aussi riche en émotions.

Après une galère sans nom je parviens à prendre la route. Le vent glacial a fait geler des éclaboussures sur les deux tiers de mon pantalon qui désormais, tient tout droit tout seul. Les sangles de la barque arrivaient à geler le temps que je les passe et pour finir j’eu le malheur de poser mes doigts sur la plaque moteur en fer, ces derniers se virent collés et j’y laisserais même un petit échantillon de peau !

Généralement tout se paye, j’aurais ainsi payé ces retrouvailles, bons moments et beaux poissons et vous en souhaite de même à chacune de vos sessions. Ces moments, rudes sur l’instant, restent a jamais gravés comme des souvenirs impérissables.

7 Messages de forum

  • Cabanac 2010

    26 février 11:06, par SEB

    Salut Marc, content de voir que la saison a bien débuté pour toi, perso j’ ai pas trouver la motivation pour tendre quelques fils dans l’ eau cet hiver.

    @+ SEB

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    • Cabanac 2010 26 février 17:16, par Marc Callegari

      Salut Seb,

      C’est vrai qu’il fait encore froid !

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      • Cabanac 2010 29 juillet 12:53, par nanard

        salut tout le monde qui peut lme renseigner sur la peche de cabanac moi qui veut venir pour une semaine si vous pouvez me dire ou aller exactement sans bruit penard

        nanard

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        • Cabanac 2010 29 juillet 21:12, par Marc Callegari

          Salut Nanard !

          Alors a propos de Cabanac tout dépend à quelle période tu compte t’y rendre car c’est bien souvent bondé et parfois les postes se "réservent" trois jours à l’avance !

          Aprés si tu ne veux pas trop de bruit je peux te conseiller le secteur du barrage toujours moins fréquenté et où il est possible de réaliser de belles pêches !

          Le sécteur du Roudil peut etre productif également si des postes sont dispo...

          Donne nous quelques précisions si tu peux, nous tacherons de te conseiller au mieux ;-)

          A plus Nanard

          Marco

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